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International

  • Congrès BCN

    Aujourd'hui, c'est pourquoi je veux parler de l'analyse d'un intervenant à l'occasion d'un séminaire à Barcelone. Cet individu remettait en cause le modèle du brand content, et son intervention a eu l'avantage de réanimer les participants. L'accusation faite à l'égard des marques de voler le boulot des médias historiques est passablement courante. Néanmoins, le fait que des experts autoproclamées le ressortent à tout-va, comme si le contenu était une espèce de sphère protégée dans lequel les marques ne seraient pas bienvenues m'agace sérieusement. Ce dénigrement est souvent basée sur la pensée qu’il y aurait en somme la fine fleur des intellectuels qui savent et qui a le devoir d'instruire le troupeau prisonnier de son ignorance. Bien entendu, il faut empêcher les consommateurs d'être dupés par les marques, incapables qu'ils sont de faire la différence entre une publicité travestie un contenu réel. Ce que je relève fréquemment avec les consommateurs, c’est que les publics sont en fait instruits, informés des mécanismes de la communication et du marketing. Ils savent parfaitement faire la distinction entre des contenus commerciaux, des contenus éditoriaux, des contenus hybrides. Pour autant, les demandes de respecter l'éthique demeurent légitimes (je songe en particulier aux contenus de marque qui s'adresse aux enfants), et il convient den tenir compte. Il existe effectivement être soustraits à la présence des marques. Mais ces réserves ne doivent pas devenir 'excuse pour priver au spectateur la faculté d'apprécier lui-même les contenus présentés. La condition vitale est d'être en mesure d'authentifier qui est l'émetteur, et quel est son but. Si le consommateur a le les rênes en main, et son pouvoir doit être en mesure de s'appliquer aussi aux médias classiques. Les marques peuvent tout aussi aptes à développer des contenus aussi touchants et valables que les médias. Ce congrès a démontré encore une fois que les médias classiques s'inquiètent de l'arrivée de ces nouveaux médias.Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire entreprise à Barcelone en suivant le lien.

  • Colloque économique d'Helsinki

    Il est assez incroyable qu'en 2016, certains croient encore aux vertus du protectionnisme. Et pourtant, tel est bien le cas. La semaine dernière, j'ai ainsi été dépêché à Helsinki en Finlande pour suivre un meeting économique. Et au cours de la soirée, une personne a déclaré, sans la moindre ironie, que le gouvernement se devait d'aider une fois encore les industries françaises contre la concurrence étrangère. Son propos était un enchaînement de poncifs et de raisonnements simplistes. Pour résumer : la concurrence internationale entraîne des faillites d’entreprises dans notre pays. Il est donc impératif que nous soutenions nos entreprises contre cette concurrence déloyale. Et le protectionnisme est à l'évidence le meilleur moyen de préserver notre économie. Evidemment, je ne souscris en aucune façon à ce point de vue. Le protectionnisme est à mon sens un véritable poison pour nos industries. Il faut réaliser ce qu'est fondamentalement le protectionnisme : une politique visant à évincer l'entrée de produits étrangers sur le marché français, pour la simple et bonne raison qu’ils n'ont pas été fabriqués en France. Peu importe que ces produits soient ou non meilleurs, peu importe la réalité du terrain et les contingences, seule compte une protection parfaitement artificielle et éminemment politique. Et ce décalage avec la réalité a des conséquences. L'expérience a montré que le protectionnisme est une épée de Damoclès. Sur le court terme, les producteurs nationaux paraissent s'en sortir bien mieux. Il faut dire qu'ils sont exemptés de la concurrence mondiale et ne doivent donc pas s'acclimater au marché. De fait, cependant, ils risquent fort de devenir paresseux : ils évolueront moins que leurs concurrents dans la même période, étant donné les protections dont ils bénéficient. Lorsque celles-ci seront abrogées, ce seront eux qui paieront le plus lourd tribut : ils seront tout à fait incapables de faire face. Ils auront pu se revivifier momentanément sous ce parapluie politique, mais seulement pour se prendre un retour de bâton d'autant plus violent ! Sinon, ce meeting en Finlande était programmé de main de maître, ce qui est plutôt rare. Si vous voulez voir à quoi tout ça ressemblait, voilà le site de l'agence qui a organisé ce superbe séminaire à Helsinki.

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  • L'Allemagne et sa copine Russe

    Le gouvernement allemand a, pour la première fois depuis 2006, préparé une nouvelle édition de son Livre blanc sur la sécurité nationale. Rédigé par le ministère de la Défense, le document de 80 pages a connu des modifications de taille par rapport au Livre blanc précédent. Moscou y est dorénavant considéré comme un "adversaire" et non comme un "partenaire", parce que la Russie "fait disparaître la ligne séparant la guerre et la paix". Wolfgang Gehrcke, l'un des dirigeantes du parti Die Linke (gauche allemande) au Bundestag (parlement allemand), affirme, dans un entretien à Sputnik, que cette tendance est fondamentalement imprudente. "Donc, des mesures qui soutiennent la paix peuvent être qualifiées de militantes, alors que ce qui contribue à la guerre peut être déguisé en fins pacifiques. C'est imprudent, irresponsable et nous nous y opposerons au Bundestag", a déclaré M.Gehrcke. Selon le parlementaire, la majorité des députés du Bundestag est convaincue qu'il n'y aurait pas de sécurité en Europe sans la Russie. Moscou est un partenaire et un garant important de la stabilité en Europe. "Je veux que le parlement mène une politique constructive à l'égard de la Russie. Il est grand temps de mettre un terme à la guerre froide", a-t-il lancé. Le député allemand se demande pourquoi il est impossible d'assurer l'équilibre social et la sécurité collective en Europe avec la Russie? "Une de nos demandes au gouvernement fédéral est la suivante: ne faites pas de la Russie notre ennemi! Mais le gouvernement fédéral fait beaucoup de choses que la Russie prend pour de la provocation. Ni les Russes, ni les Allemands ne veulent la guerre. Par conséquent, on a besoin d'une autre politique", a souligné M.Gehrcke. "A mon avis, le gouvernement fédéral doit renoncer à la préparation des livres blancs. Je veux que le gouvernement fédéral se mette enfin à examiner les propositions sur le désarmement. En outre, il convient de penser au refus de participer à des manœuvres militaires en Pologne. Qui ces exercices comprenant 30.000 personnes visent-ils donc? Là encore, ils visent la Russie", poursuit le parlementaire allemand. Le Livre blanc devrait être soumis à l'approbation du gouvernement avant les vacances d'été. Selon ce document, l'Allemagne fait face à dix menaces, dont le terrorisme international, le nationalisme radical et les risques d'épidémies provoquées par l'augmentation du nombre d'habitants. Moscou a à son tour souhaité que le gouvernement allemand évalue les pour et les contre, avant de qualifier la Russie d'ennemi dans son Livre blanc sur la sécurité nationale.