Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

International

  • La NASA et les enfants esclaves

    Il y a peu, on m'a envoyé à Londres pour assister à un colloque, pendant lequel j'ai abordé une question qui me paraît assez affolante sur internet : les fake news. Visiblement, elles sont effroyablement toxiques et ne devraient plus faire rire personne ! Si elles sont longtemps restées confinées dans les tréfonds d'internet, elles se sont cependant nettement développées, dernièrement. Elles ont de nos jours une importance considérable, et peuvent même mener un accro à Twitter à la tête d'une grande puissance ! Ce danger est aujourd'hui reconnu par de grandes sociétés telles que Google, qui veut établir l'authenticité des informations publiées sur sa plateforme et teste plusieurs solutions en ce sens. Encore dernièrement, nous avons eu une preuve manifeste de l'emprise de la fake news. La NASA a dû combattre la théorie de complot selon laquelle elle emploierait des enfants esclaves sur la planète rouge... Une rumeur surréaliste transmise par un site de théories de complots. Alex Jones, son fondateur, est un habitué de la fake news : il a entre autres exemples assuré le succès de la Pizzagate, une fake news dénonçant l'existence d'un réseau pédophile orchestré par les proches d'Hillary Clinton dans un restaurant : une info grotesque, mais tellement prise au sérieux par certains qu'un homme s'y est rendu armé pour mener son enquête ! Cette émission a récemment reçu un homme qui a été présenté comme un ancien de la CIA. Et cet homme soupçonnait la NASA d'enlever des enfants pour les exiler sur Mars comme esclaves. Il y a dix ans, une spéculation aussi stupide n'aurait pas fait le moindre remou. Mais les fake news ont aujourd'hui droit de cité auprès de certains (même au plus haut niveau, semble-t-il), et la NASA a donc choisi de réfuter ces attaques et réaffirmer qu'aucun homme d'aucune sorte n'a encore mis le pied sur la planète rouge. Ceci dit, cela pourrait changer sous peu : une entreprise américaine prétend en effet y expédier les premiers habitants en l'an 2023. Mais elle ne parle à aucun moment d'enlever des enfants ! Au passage, ce colloque m'a bien plu. J'ai été impressionné de bout en bout. Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de séminaire entreprise à Londres.

  • Congrès BCN

    Aujourd'hui, c'est pourquoi je veux parler de l'analyse d'un intervenant à l'occasion d'un séminaire à Barcelone. Cet individu remettait en cause le modèle du brand content, et son intervention a eu l'avantage de réanimer les participants. L'accusation faite à l'égard des marques de voler le boulot des médias historiques est passablement courante. Néanmoins, le fait que des experts autoproclamées le ressortent à tout-va, comme si le contenu était une espèce de sphère protégée dans lequel les marques ne seraient pas bienvenues m'agace sérieusement. Ce dénigrement est souvent basée sur la pensée qu’il y aurait en somme la fine fleur des intellectuels qui savent et qui a le devoir d'instruire le troupeau prisonnier de son ignorance. Bien entendu, il faut empêcher les consommateurs d'être dupés par les marques, incapables qu'ils sont de faire la différence entre une publicité travestie un contenu réel. Ce que je relève fréquemment avec les consommateurs, c’est que les publics sont en fait instruits, informés des mécanismes de la communication et du marketing. Ils savent parfaitement faire la distinction entre des contenus commerciaux, des contenus éditoriaux, des contenus hybrides. Pour autant, les demandes de respecter l'éthique demeurent légitimes (je songe en particulier aux contenus de marque qui s'adresse aux enfants), et il convient den tenir compte. Il existe effectivement être soustraits à la présence des marques. Mais ces réserves ne doivent pas devenir 'excuse pour priver au spectateur la faculté d'apprécier lui-même les contenus présentés. La condition vitale est d'être en mesure d'authentifier qui est l'émetteur, et quel est son but. Si le consommateur a le les rênes en main, et son pouvoir doit être en mesure de s'appliquer aussi aux médias classiques. Les marques peuvent tout aussi aptes à développer des contenus aussi touchants et valables que les médias. Ce congrès a démontré encore une fois que les médias classiques s'inquiètent de l'arrivée de ces nouveaux médias.Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire entreprise à Barcelone en suivant le lien.

  • Colloque économique d'Helsinki

    Il est assez incroyable qu'en 2016, certains croient encore aux vertus du protectionnisme. Et pourtant, tel est bien le cas. La semaine dernière, j'ai ainsi été dépêché à Helsinki en Finlande pour suivre un meeting économique. Et au cours de la soirée, une personne a déclaré, sans la moindre ironie, que le gouvernement se devait d'aider une fois encore les industries françaises contre la concurrence étrangère. Son propos était un enchaînement de poncifs et de raisonnements simplistes. Pour résumer : la concurrence internationale entraîne des faillites d’entreprises dans notre pays. Il est donc impératif que nous soutenions nos entreprises contre cette concurrence déloyale. Et le protectionnisme est à l'évidence le meilleur moyen de préserver notre économie. Evidemment, je ne souscris en aucune façon à ce point de vue. Le protectionnisme est à mon sens un véritable poison pour nos industries. Il faut réaliser ce qu'est fondamentalement le protectionnisme : une politique visant à évincer l'entrée de produits étrangers sur le marché français, pour la simple et bonne raison qu’ils n'ont pas été fabriqués en France. Peu importe que ces produits soient ou non meilleurs, peu importe la réalité du terrain et les contingences, seule compte une protection parfaitement artificielle et éminemment politique. Et ce décalage avec la réalité a des conséquences. L'expérience a montré que le protectionnisme est une épée de Damoclès. Sur le court terme, les producteurs nationaux paraissent s'en sortir bien mieux. Il faut dire qu'ils sont exemptés de la concurrence mondiale et ne doivent donc pas s'acclimater au marché. De fait, cependant, ils risquent fort de devenir paresseux : ils évolueront moins que leurs concurrents dans la même période, étant donné les protections dont ils bénéficient. Lorsque celles-ci seront abrogées, ce seront eux qui paieront le plus lourd tribut : ils seront tout à fait incapables de faire face. Ils auront pu se revivifier momentanément sous ce parapluie politique, mais seulement pour se prendre un retour de bâton d'autant plus violent ! Sinon, ce meeting en Finlande était programmé de main de maître, ce qui est plutôt rare. Si vous voulez voir à quoi tout ça ressemblait, voilà le site de l'agence qui a organisé ce superbe séminaire à Helsinki.

    helsinki.jpg