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International

  • Les leçons de 2008

    La semaine dernière, la direction a offert à mon équipe un fabuleux incentive à New York. Et je peux vous dire que chacun de nous en a profité au maximum. Cette sortie nous a en effet permis de reprendre du poil de la bête, et de regonfler le moral des troupes. Car nous n'avons pas été ménagés depuis le début de l'année. La portée de la crise des subprimes semble sans fin. C'est comme une marée qui persisterait à s'écraser sur la plage, encore et toujours. Cette idée de marée est tout à fait juste, d'ailleurs, car autant dire que ça ne vas pas s'arrêter d'ici peu ! Certaines personnes prétendent que la crise est derrière nous, mais celles-là s'arrêtent à l'évidence aux apparences. La bérézina qui s'est déroulée en 2008 est de toute évidence le préambule d’un immense processus de métamorphoses dont l'objectif est de surmonter les dérèglements boursiers. L'entreprise est, en la matière, colossale. Les difficultés à mettre en place une synchronisation à l'échelle planétaire des politiques économiques (conséquence indirecte d'une multi-polarité financière toujours plus grande) renforcent en outre les risques d’un processus laborieux. L’un des développements suivants pourrait néanmoins susciter certains réajustements de tendance : un regain de l'épargne, avec en plus un accroissement de la demande de la part de certains marchés émergents asiatiques comme l’Inde. La progression de ces déséquilibres dépend en fait directement des leçons que les nouveaux pays émergents décideront de tirer de la crise financière. Certains percevront cette crise comme une raison de plus pour se protéger lorsque d'autres comprendront qu'aucune économie ne peut se protéger contre une chute généralisée des actifs. Et ces derniers auront selon moi la meilleure réaction. Au vingtième siècle, les difficultés financières et la nécessité d'ajustements économiques et politiques se sont dans la plupart des cas diffusées au-delà du secteur financier. L’Histoire nous enseigne que l'élaboration d'un système international passe par un rééquilibrage qui réclamera des efforts de long terme. En attendant, cette crise se traduit sur le terrain par le fait que je rêve de voir si mes collègues ont un profil aérodynamique : en les jettant tout simplement par la fenêtre. Cet incentive à NY est d'ailleurs arrivé au bon moment... :) Voilà le lien vers l'agence qui nous a organisé cet événement, si vous voulez en savoir plus. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de cette activité incentive aux USA.

  • La NASA et les enfants esclaves

    Il y a peu, on m'a envoyé à Londres pour assister à un colloque, pendant lequel j'ai abordé une question qui me paraît assez affolante sur internet : les fake news. Visiblement, elles sont effroyablement toxiques et ne devraient plus faire rire personne ! Si elles sont longtemps restées confinées dans les tréfonds d'internet, elles se sont cependant nettement développées, dernièrement. Elles ont de nos jours une importance considérable, et peuvent même mener un accro à Twitter à la tête d'une grande puissance ! Ce danger est aujourd'hui reconnu par de grandes sociétés telles que Google, qui veut établir l'authenticité des informations publiées sur sa plateforme et teste plusieurs solutions en ce sens. Encore dernièrement, nous avons eu une preuve manifeste de l'emprise de la fake news. La NASA a dû combattre la théorie de complot selon laquelle elle emploierait des enfants esclaves sur la planète rouge... Une rumeur surréaliste transmise par un site de théories de complots. Alex Jones, son fondateur, est un habitué de la fake news : il a entre autres exemples assuré le succès de la Pizzagate, une fake news dénonçant l'existence d'un réseau pédophile orchestré par les proches d'Hillary Clinton dans un restaurant : une info grotesque, mais tellement prise au sérieux par certains qu'un homme s'y est rendu armé pour mener son enquête ! Cette émission a récemment reçu un homme qui a été présenté comme un ancien de la CIA. Et cet homme soupçonnait la NASA d'enlever des enfants pour les exiler sur Mars comme esclaves. Il y a dix ans, une spéculation aussi stupide n'aurait pas fait le moindre remou. Mais les fake news ont aujourd'hui droit de cité auprès de certains (même au plus haut niveau, semble-t-il), et la NASA a donc choisi de réfuter ces attaques et réaffirmer qu'aucun homme d'aucune sorte n'a encore mis le pied sur la planète rouge. Ceci dit, cela pourrait changer sous peu : une entreprise américaine prétend en effet y expédier les premiers habitants en l'an 2023. Mais elle ne parle à aucun moment d'enlever des enfants ! Au passage, ce colloque m'a bien plu. J'ai été impressionné de bout en bout. Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de séminaire entreprise à Londres.

  • Congrès BCN

    Aujourd'hui, c'est pourquoi je veux parler de l'analyse d'un intervenant à l'occasion d'un séminaire à Barcelone. Cet individu remettait en cause le modèle du brand content, et son intervention a eu l'avantage de réanimer les participants. L'accusation faite à l'égard des marques de voler le boulot des médias historiques est passablement courante. Néanmoins, le fait que des experts autoproclamées le ressortent à tout-va, comme si le contenu était une espèce de sphère protégée dans lequel les marques ne seraient pas bienvenues m'agace sérieusement. Ce dénigrement est souvent basée sur la pensée qu’il y aurait en somme la fine fleur des intellectuels qui savent et qui a le devoir d'instruire le troupeau prisonnier de son ignorance. Bien entendu, il faut empêcher les consommateurs d'être dupés par les marques, incapables qu'ils sont de faire la différence entre une publicité travestie un contenu réel. Ce que je relève fréquemment avec les consommateurs, c’est que les publics sont en fait instruits, informés des mécanismes de la communication et du marketing. Ils savent parfaitement faire la distinction entre des contenus commerciaux, des contenus éditoriaux, des contenus hybrides. Pour autant, les demandes de respecter l'éthique demeurent légitimes (je songe en particulier aux contenus de marque qui s'adresse aux enfants), et il convient den tenir compte. Il existe effectivement être soustraits à la présence des marques. Mais ces réserves ne doivent pas devenir 'excuse pour priver au spectateur la faculté d'apprécier lui-même les contenus présentés. La condition vitale est d'être en mesure d'authentifier qui est l'émetteur, et quel est son but. Si le consommateur a le les rênes en main, et son pouvoir doit être en mesure de s'appliquer aussi aux médias classiques. Les marques peuvent tout aussi aptes à développer des contenus aussi touchants et valables que les médias. Ce congrès a démontré encore une fois que les médias classiques s'inquiètent de l'arrivée de ces nouveaux médias.Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire entreprise à Barcelone en suivant le lien.