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  • Les leçons de 2008

    La semaine dernière, la direction a offert à mon équipe un fabuleux incentive à New York. Et je peux vous dire que chacun de nous en a profité au maximum. Cette sortie nous a en effet permis de reprendre du poil de la bête, et de regonfler le moral des troupes. Car nous n'avons pas été ménagés depuis le début de l'année. La portée de la crise des subprimes semble sans fin. C'est comme une marée qui persisterait à s'écraser sur la plage, encore et toujours. Cette idée de marée est tout à fait juste, d'ailleurs, car autant dire que ça ne vas pas s'arrêter d'ici peu ! Certaines personnes prétendent que la crise est derrière nous, mais celles-là s'arrêtent à l'évidence aux apparences. La bérézina qui s'est déroulée en 2008 est de toute évidence le préambule d’un immense processus de métamorphoses dont l'objectif est de surmonter les dérèglements boursiers. L'entreprise est, en la matière, colossale. Les difficultés à mettre en place une synchronisation à l'échelle planétaire des politiques économiques (conséquence indirecte d'une multi-polarité financière toujours plus grande) renforcent en outre les risques d’un processus laborieux. L’un des développements suivants pourrait néanmoins susciter certains réajustements de tendance : un regain de l'épargne, avec en plus un accroissement de la demande de la part de certains marchés émergents asiatiques comme l’Inde. La progression de ces déséquilibres dépend en fait directement des leçons que les nouveaux pays émergents décideront de tirer de la crise financière. Certains percevront cette crise comme une raison de plus pour se protéger lorsque d'autres comprendront qu'aucune économie ne peut se protéger contre une chute généralisée des actifs. Et ces derniers auront selon moi la meilleure réaction. Au vingtième siècle, les difficultés financières et la nécessité d'ajustements économiques et politiques se sont dans la plupart des cas diffusées au-delà du secteur financier. L’Histoire nous enseigne que l'élaboration d'un système international passe par un rééquilibrage qui réclamera des efforts de long terme. En attendant, cette crise se traduit sur le terrain par le fait que je rêve de voir si mes collègues ont un profil aérodynamique : en les jettant tout simplement par la fenêtre. Cet incentive à NY est d'ailleurs arrivé au bon moment... :) Voilà le lien vers l'agence qui nous a organisé cet événement, si vous voulez en savoir plus. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de cette activité incentive aux USA.

  • Le paludisme dans les pays africains

    Malgré les efforts consentis dans la lutte contre le paludisme ces dernières années, les objectifs fixés dans la stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016- 2030 semblent loin d’être atteints dans les pays endémiques d’Afrique subsaharienne. Le paludisme, maladie infectieuse due à un micro-organisme parasite du genre Plasmodium qui se transmet à l'homme par l'intermédiaire d'une piqûre de moustique du genre Anophèles1 , y demeure encore une des premières causes de mortalité, et un problème de santé publique. Cette partie du monde compte à elle seule près de 90% des cas de paludisme et des décès associés enregistrés dans le monde en 2016 (OMS, 2016). Pourtant, la même source indique que près de 8 ménages sur 10 possèdent au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) ; et la proportion des enfants de moins de 5 ans, une des couches les plus vulnérables à la maladie, qui dorment sous la MII, est passée de 2 % en 2000 à 68 % environ en 2015. La morbidité et la mortalité ainsi élevées, se justifieraient alors par les contraintes nombreuses qui entravent encore la crédibilité des systèmes de santé de la plupart des pays endémiques dont les principaux sont le manque de financement, le manque de personnel de santé qualifié, la non-permanence de service. Pour faire face à ces manquements, plusieurs pays africains expérimentent ou mettent en œuvre des réformes nouvelles dans leurs systèmes de santé. Parmi ces réformes, viennent en bonne place celles apportées par le Financement Basé sur les Résultats ou sur la Performance (FBR ou FBP). Le FBR est en fait, une approche des systèmes de santé qui vise à améliorer et stimuler la demande des services de santé surtout maternelle et infantile à travers la gratuité des soins aux indigents et l’amélioration de la qualité des prestations desdits services dans les centres de santé. Plusieurs travaux sur l’évaluation d’impact de cette approche montrent effectivement une amélioration de la qualité de l’offre et de demande de service de santé maternelle et infantile.