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  • J'ai piloté un Cessna

    Voilà bien une expérience que je ne pensais jamais faire. Quand je prends l'avion, en général, je commence à stresser avant même d'embarquer. Du coup, je me bourre de cachets et supporte le vol d'un oeil vaseux. Et pourtant, il y a quelques jours, je me suis fait violence : j'ai en effet réalisé mon premier stage de pilotage d'avion ! Ne me demandez pas pourquoi, car ça m'a pris sur un coup de tête, et j'ai renoncé à me comprendre dans ces moments-là. Je l'ai fait dans les environs de Montpellier, et même si c'était assez terrifiant par moments, c'était aussi fabuleux. Même si l'expérience durait une heure à la base, il n'y a eu à proprement parler qu'un gros quart d'heure de vol : le reste du temps était en effet dédié à la sécurité. Cela semble faible, mais pour l'avoir vécu, je peux vous dire que c'est largement satisfaisant pour un vol d'initiation ! Parce que ça stresse pas mal tout du long ! Il y a évidemment la tension au moment de décoller. Quand je suis arrivé à l'aéroclub, j'étais plutôt tranquille. Mais à compter du moment où je me suis retrouvé paré à décoller, je dois dire que j'avais un triple noeud à l'estomac et que mes mains tremblaient comme des feuilles ! Et ça, ce n'était encore rien, comparé à la tension causée par l'atterrissage. Avant ça, cela dit, c'est assez calme. Le biplace est ultra léger, ce qui fait qu'il est ballotté à la moindre bourrasque, mais ça se corrige facilement. Dans l'ensemble, je dirais même que c'est presque pépère. Par contre, dès l'instant où vous devez atterrir, c'est un moment bien plus particulier ! Bref, vingt petites minutes, cela peut sembler juste, mais en ce qui me concerne, je trouve ça bien assez long. En tout cas, que vous soyez féru d'aviation ou un trouillard comme moi, je vous conseille vivement cette promenade. Quand on découvre Montpellier depuis les hauteurs, le panorama est carrément prodigieux et l'on en vient à oublier toute peur. Même si, pour être honnête, je ne me suis pas totalement concentré sur le spectacle en bas : j'étais bien trop occupé à conserver ma trajectoire ! Voici le prestataire auquel j'ai fait appel pour ce stage de pilotage. Foncez : le ciel n'attend pas ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette expérience de baptême en avion à Montpellier.

  • Le ciblage et l’articulation des aides en fonction des ressources

    En France, les soutiens aux familles sont moins ciblés sur les familles pauvres que dans un grand nombre d’autres pays européens. Les données de l’OCDE ont permis à la Cour de calculer des indicateurs de ciblage des prestations, tels que le rapport entre le soutien obtenu (mesuré en proportion du salaire moyen) par un ménage où deux parents gagnent 150 % du salaire moyen chacun, et un ménage où ils gagnent seulement 50 % du salaire moyen à eux deux. Ce ratio est de 78 % en France, mais de 8 % au Royaume-Uni. Ce ciblage accru des aides aux familles est à l’origine des meilleurs résultats observés au Royaume-Uni en matière de réduction de la pauvreté, à partir de niveaux de pauvreté certes sensiblement plus élevés que dans notre pays. Plus généralement, le constat antérieur aux réformes récentes, selon lequel la France offre la politique familiale la plus favorable aux revenus intermédiaires et élevés reste valable, quoique l’écart se soit atténué. Le soutien aux familles modestes se situe davantage dans la moyenne. La générosité comparée du système français est désormais maximale sur une plage de revenu comprise, pour un couple, entre 150 % et 250 % du salaire moyen, correspondant à la partie supérieure des classes moyennes. Cette spécificité est en grande partie imputable au quotient familial, malgré la réduction de l’avantage qu’il procure. Seule l’Allemagne offre, dans certains cas, un soutien de niveau équivalent aux familles aux revenus les plus élevés. L’examen des dispositifs allemands de soutien aux familles souligne par ailleurs l’intérêt d’ouvrir une réflexion sur les moyens d’articuler plus finement les effets du quotient familial et des prestations monétaires afin d’assurer une prise en charge plus régulière du coût de l’enfant. En France, le quotient familial et les prestations familiales sont deux dispositifs indépendants. Si elles en ont modifié les effets respectifs, la modulation des allocations familiales et les baisses du plafond du quotient familial n’ont pas été accompagnées par la recherche d’une cohérence accrue entre ces deux dispositifs. Dès lors, leur interaction conduit à procurer aux familles ayant des revenus élevés un soutien financier qui connaît un ressaut avec l’augmentation des revenus du foyer. En Allemagne, l’instrument social et l’instrument fiscal sont au contraire intégrés.