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  • Du côté de la Chine

    La situation ne s'améliore guère en Chine, en ce qui concerne les droits humains. En 2016, les Tibétains étaient toujours en butte à des discriminations et leurs droits à la liberté de religion et de conviction, d’expression, d’association et de réunion pacifique restaient soumis à des restrictions. Selon des informations relayées par la presse en août, le moine tibétain Lobsang Drakpa aurait été condamné à trois ans d’emprisonnement lors d’un procès à huis clos. Il avait été arrêté par la police en 2015 pour avoir mené une action individuelle de protestation – une forme de manifestation de plus en plus courante dans les zones à population tibétaine. Au cours de l’année, au moins trois personnes se sont immolées par le feu dans des régions à population tibétaine, en signe de protestation contre la politique répressive des autorités. Le nombre d’immolations par le feu connues depuis février 2009 s’élevait ainsi à 146. Un blogueur tibétain appelé Druklo a été condamné à trois ans d’emprisonnement en février pour « incitation au séparatisme », en raison de ses publications en ligne sur la liberté religieuse, le dalaï-lama et d’autres questions relatives au Tibet, ainsi que pour avoir été en possession du livre interdit Funérailles célestes. Tashi Wangchuk a été placé en détention en janvier et inculpé d’« incitation au séparatisme » pour avoir défendu l’enseignement en langue tibétaine et accordé une interview au New York Times. Il se trouvait toujours derrière les barreaux à la fin de l’année. En ce qui concerne les droits en matière de logement, l'année 2016 a été marqué par les expulsions forcées. Dans la province du Sichuan, le gouvernement a commencé en juillet à démolir en grande partie Larung Gar, réputé être le plus grand institut bouddhiste tibétain du monde, installé dans le comté de Seda (Serta), dans la préfecture autonome tibétaine de Ganzi (Garzê). Les autorités chinoises locales ont ordonné la réduction à 5 000 personnes – soit une diminution de plus de la moitié – de la population de Larung Gar, à des fins de « correction et rectification ». Des milliers de moines, religieuses et pratiquants laïques étaient menacés d’expulsion forcée.